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Aliens vs Predator

Aliens vs Predator

Véritable fantasme de la SF, la licence AvP bénéficie rarement d’un traitement à la hauteur de son potentiel. Après quasiment 10 ans de titres mineurs, Sega et Rebellion unissent leurs forces pour renverser la tendance.
Sans être mauvaise, l’intrigue de ce nouvel AvP (Alien Vs Predator) ne dépasse pas le cadre du simple prétexte à réunir sur un même terrain de jeu Aliens, Predators et Marines. Conformément à la tradition des épisodes PC, chaque star du jeu bénéficie de sa propre campagne.

AVPas mourir

La bonne nouvelle, c’est que le développeur Rebellion assure les bases en proposant un gameplay solide, extrêmement fidèle à la "mythologie" et des ambiances immersives. Coincé dans la couche-culotte du Marines, on tremble au rythme stressant du détecteur de mouvement, fouillant désespérément l’obscurité avec sa torche dans l’espoir de trouver des munitions pour fusil d’assaut, shotgun ou lance-flammes avant de se faire croquer. Une peur étrangère à l’Alien, forcément. Nyctalope, capable de se rendre invisible s’il détruit les éclairages, d’emprunter les aérations, de se déplacer sur les murs et les plafonds, la créature de Giger compense sa vulnérabilité à distance par des attaques létales au corps à corps. Rebellion exploite cette ambivalence en nous opposant régulièrement des pelotons de Marines que l’on observe patiemment depuis un recoin avant de fondre sur une proie isolée. Des sensations de traque qui se retrouvent chez le Predator, dissimulé par son camouflage optique alors qu’il saute d’arbre en arbre. Aussi efficace au corps à corps qu’à distance, il doit cependant régulièrement recharger son arsenal (laser, disque…) auprès de sources d’énergie, opération qui le laisse complètement vulnérable.Ne pas rester seul

La mauvaise nouvelle, c’est que chaque scénario s’expédie en 2 heures de jeu. Une façon implicite de confirmer qu’AvP se destine avant tout aux joies du multijoueur. On découvre d’ailleurs de nombreux modes de jeu. Certains sont classiques (chacun pour soi, match en équipe libre ou par espèce, domination), d’autres plus originaux. Par exemple, le mode Infection oppose un groupe de Marines à un unique Alien, chaque victime de ce dernier devenant à son tour un Alien. Un autre mode permet à des humains de traquer un Predator, celui qui parvient à l’éliminer devenant à son tour Prédator et tentant de faire un maximum de victimes avant d’être remplacé. Il y aussi un équivalent du Horde de Gears of War 2, relativement anecdotique.

Gamin… viens là gamin !

Si les premières passes d’armes s’avèrent vraiment amusantes, on ne tarde pas à se heurter aux limitations du jeu. Rebellion sacrifie l’équilibrage sur l’autel de la fidélité et, comme dans les films, les Marines se font généralement laminer à moins d’évoluer en groupe compact. Les cartes, peu nombreuses, ne sont pas très inspirées. Certaines favorisent une faction, d’autres se divisent en 3 zones "adaptées" qui offrent un tel avantage qu’il n’y a pas de raison de les quitter. On note aussi un manque de finition dans la "verticalité", notamment pour les aliens (petits obstacles infranchissables, transitions qui bloquent…). Du coup, si le résultat peut satisfaire les fans de l’univers AvP, il retiendra difficilement l’attention des passionnés de joutes online.

Test réalisé par Frédéric Dufresne

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans, vraiment.
- Aux fans d’AvP


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