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Aliens Colonial Marines

Aliens Colonial Marines

Il bave, il a des dents et il a envie de vous bouffer : c’est Alien. Et ici, il a plein d’amis venu participer au banquet ! Les fans de l’œuvre cinématographique vont-ils être comblés ?
Il fait le buzz un peu partout sur la Toile à cause des déclarations de Randy Pitchford, président du studio Gearbox, qui tente de s’expliquer sur la qualité du jeu. Il provoque des débats sur la cohérence de son scénario. "Il", c’est Aliens Colonial Marines. Ce FPS se situe juste après les événements du second long métrage et on ne peut pas dire que ce jeu soit digne de l’œuvre culte de H.R. Giger ?

Un cri de douleur

Tout commence quand vous, soldat des Marines coloniaux, débarquez avec vos frères d’armes à bord de l’USS Sulaco, vaisseau spatial en perdition. D’entrée, l’aspect visuel du jeu met une bonne claque. Non par sa qualité, mais parce qu’il est effroyablement daté. Des textures pauvres et un aliasing très prononcé frappent la rétine de plein fouet. Et toute la suite du jeu, qu’on se trouve en intérieur ou en extérieur, impose le même supplice visuel. Même les cinématiques paraissent grotesques et, horreur, dès qu’un personnage ouvre la bouche la douleur se propage aux oreilles : rarement on aura vu doublage aussi mauvais. Les voix sont mal posées, les intonations ne collent ni au texte, ni à l’action. Les dialogues ? Ils s’avèrent anecdotiques tant ils ne présentent pas d’intérêt. Allez, courage, avançons. Apres avoir fait biper votre détecteur de mouvement, les xénomorphes apparaissent enfin. Ce moment si attendu se transforme hélas en drame… Plutôt qu’incarner les prédateurs tant redoutés, ces monstres ont tout de l’amibe écervelée. Ils foncent sur vous sans réfléchir, et le pire est qu’on a l’impression que les "aliens" n’ont que trois ou quatre animations en stock… La désillusion est totale.Le bon Marine, il voit un truc qui bouge…

Pour se réchauffer un peu le cœur, on découvre des classiques comme le fusil à impulsion et son bruit caractéristique, ou encore l’indémodable – mais toujours efficace – lance-flammes. Ainsi joyeusement armé, on défouraille avec nos compères Marines contre tout ce qui bouge. Que ce soit les xénomorphes ou les soldats privés de la société Weyland, guère enchantée de trouver des Marines en train de gêner son petit trafic. "Clic clic"… Plus de munitions. Diable, il faut les ramasser manuellement sur les cadavres des ennemis (qui lâchent de belles grosses caisses en mourant) ou un peu partout dans les niveaux. Pour se faire, il faut bien, mais alors très bien, placer sa visée sur l’objet à ramasser et appuyer sur le bouton d’action. Pratique quand on se fait mitrailler ou croquer la cheville. Linéaire, la progression fait enchaîner couloirs et environnements à ciel ouvert qui se ressemblent un peu trop. Faute de pouvoir admirer le décor, on contemple ses partenaires tirer dans le vide ou marcher en arrière. Les soldats privés, eux, arrivent à vous massacrer en tirant à travers le décor ou en traversant joyeusement les positions de vos compagnons. On assiste à des scènes purement surréalistes à se demander ce que fabrique l’intelligence artificielle. Aux côtés de la campagne jouable à quatre en coopération, Aliens Colonial Marines offre quatre modes multijoueurs compétitifs. Ils opposent jusqu’à six Marines à six xénomorphes. Ces combats asymétriques peuvent amuser un temps mais ne vous retiendront pas plus que ça. Surtout quand vous aurez compris deux règles de base : les xénomorphes attaquant en meute, ça pique. Le fusil à pompe, ça calme tout le monde très (trop) rapidement. Si Gearbox a habitué au bon avec la série Borderlands, le studio révèle hélas qu’il s’avère aussi capable du pire. Fans d’Aliens, passez votre chemin.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 18 ans.
- Aux masochistes.
- A ceux qui aiment Aliens, quoi qu’il arrive.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Call of Juarez : The Cartel et ses bugs.
- Battleship (si si…)
- Aliens versus Predator