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Ace Combat : The Belkan War

Ace Combat : The Belkan War

Après un dernier épisode épatant en forme de bouquet final, nous attendions le nouveau Ace Combat sur PS3. Difficile, donc, de ne pas éprouver une certaine déception en le regardant atterrir sur PS2.
Mais qu'avait-il donc de si important à nous dire, ce nouvel épisode d'Ace Combat, pour revenir aussi tôt sur nos consoles de salon ? Squadron Leader nous avait véritablement impressionnés, et semblait même avoir atteint la limite au-delà de laquelle seule une technologie plus poussée, genre console nouvelle génération, peut faire souffler un vent frais sur la série. Et bien, après quelques missions, force est de constater que nous n'avions pas tort. Dans la forme, The Belkan War ressemble à s'y méprendre à son prédécesseur, dans le fond, à quelques nouveautés près, rien n'a changé.

On se croirait dans un film

Une fois la petite déception avalée, il faut reconnaître que ce nouveau Ace Combat est quand même bien ficelé.
L'emballage repose sur une histoire intelligemment mise en scène, à partir de témoignages, de documents d'archives qui nous feraient presque croire à un long métrage. Chacune des phases de jeu est introduite ou expliquée dans les cinématiques sous forme de souvenirs, en tant que pilote de chasse, vous écrivez les pages d'une histoire passée : ils sont forts ces scénaristes quand même...
Mercenaire, peut être, mais avec des principes

Une des nouveautés de cet épisode repose sur un système qui prend en compte votre façon de mener à bien une mission. Pour simplifier, soit vous tirez sur tout ce que vous parvenez à ajuster dans votre viseur, soit vous êtes capable de différencier les cibles à détruire des bâtiments civils, et vous laissez la vie sauve à un pilote neutralisé. Dans le premier cas, vous n'êtes qu'un vulgaire mercenaire qui ne se soucie guère de ses contemporains, et les témoignages dans les cinématiques n'hésiteront pas à le signaler, dans le second, vous êtes un véritable chevalier des temps modernes, vos rémunérations sont plus conséquentes, et l'admiration pour votre code de l'honneur a marqué à jamais les mémoires... L'argent et la gloire, ou la pauvreté et le mépris, à vous de choisir.
A ce point de rodage, ne devrait-on pas parler d'usure ?

La mécanique du jeu n'a pas changé. Réussir une mission, parmi les dix-huit disponibles, rapporte de l'argent et permet ensuite d'acheter des avions et des munitions. Les objectifs couvrent toutes les formes de combat, air-air, air-mer, air-terre, et pour être le plus efficace possible, il vous faudra adapter votre matériel à la situation.
Les briefings, les comptes-rendus et votre hangar sont tous très complets, et bénéficient d'un habillage militaire qui laisserait facilement penser que nous avons entre les mains la simulation la plus pointue de pilotage jamais réalisée. Erreur, Ace Combat, fidèle à son habitude est arcade à souhait. Certes, ses aberrations et les incroyables défis aux lois physiques qu'il représente feraient se dresser n'importe lequel des cheveux d'un vrai pilote, mais il ouvre volontiers le cockpit à tous les joueurs sans exception. Voilà, une fois encore, Namco nous sert un jeu complètement abouti aussi bien dans le fond que dans la forme, mais malheureusement trop similaire à l'épisode précédent pour pouvoir nous émouvoir. Le multijoueur aurait pu être une bonne surprise si il n'avait été limité à deux sur le même écran. Bref, à moins d'être complètement fan, il est préférable de se dénicher Squadron Leader à petit prix, ou carrément d'attendre le prochain volet sur console nouvelle génération.

Test réalisé par Mathias Maverick est plus belle que la tienne Lavorel.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux fans d'Ace Combat
- A ceux qui n'avaient pas investi dans l'épisode précédent.
- Aux pilotes du dimanche, qui pilotent tous comme des gros manches.


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