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Ace Combat 6 : Fires of Liberation

Ace Combat 6 : Fires of Liberation

Ace Combat 6 renoue avec la narration décalée du mythique Distant Thunder. Le joueur peut désormais vivre une expérience que Namco a voulu sensorielle et émotionnelle avec ses cinématiques pleines de sentiments nobles et de réflexions métaphysiques sur les horreurs de la guerre.
Si jouer à Ace Combat sans un pad PlayStation est un exercice un peu déroutant au départ, il faut admettre que Fires of Liberation est peut-être l’épisode le plus abouti de la série. Le gameplay fondamental n’a pas changé avec cette version next-gen, en revanche il a considérablement gagné en maturité.

Là-haut, le meilleur parmi les meilleurs

Ace Combat 6 fait heureusement fi des deux précédents opus - plus spécialement du catastrophique The Belkan Wars - pour revenir à ce qui est considéré comme l’épisode le plus abouti : Distant Thunder. Un habitué de la série trouvera donc ses marques en quelques instants, notamment dans la maniabilité des avions qui autorise des combats aériens nerveux et forcément très explosifs. Toujours résolument arcade, et parfaitement assumé, Ace 6 possède néanmoins un "toucher" qui fait la différence entre bête bourrinage et subtilité.
La maniabilité est d'une telle souplesse, que même lorsque les situations se corsent, le joueur reste dans une situation confortable. Seuls les développeurs japonais haut de gamme savent offrir un tel niveau qualitatif dans le contrôle et Namco en fait partie, ça tombe bien.
Accroche ma puce, accroche au radar

Voler à bord d’un F-14 et pouvoir en faire absolument ce qu’on veut fait certainement partie des plaisirs simples de la vie et Ace Combat 6 le permet sans aucune difficulté. En plus des enchaînements d’acrobaties farfelues, l’autre grand intérêt du titre se situe dans ses combats et leur intensité. L’ordinateur de bord est toujours un élément capital pour suivre les dizaines de cibles qui émergent de tous les azimuts et pour pouvoir facilement les "accrocher missile". Derrière cette apparente simplicité, il faut savoir qu’Ace nécessite une dextérité et un sang-froid pas tellement éloigné des shoot’em up d’antan, dont il reste d’ailleurs la seule tentative cohérente de reproduction en 3D.

Missions ouvertes comme le ciel, belles comme le jour

Si le système de progression est toujours basé sur l’achat d’avions grâce à l’argent acquis après chaque mission, c’est dans le découpage de ses dernières que Fires of Liberation apporte le plus de nouveautés par rapport aux opus précédents. Elles sont découpées en trois objectifs principaux entre lesquels il est possible d’alterner. Le jeu gagne ainsi considérablement en souplesse : on peut ainsi passer d’une attaque au sol, à des combats rapprochés ou à des missions de bombardements, etc. Cela permet une bien plus grande variété dans la manière d’appréhender chaque mission, d’autant plus qu’assez rapidement la difficulté se corse et pouvoir passer d’un objectif à l’autre permet de ne pas s’énerver sur un passage momentanément bloquant.
Xbox 360 oblige, la réalisation technique est largement à la hauteur de la machine avec une modélisation absolument sidérante des différents avions (F-15 Eagle, F-16, F-14 Tomcat, Mig-29, Rafale…) et des décors vus du ciel dignes d’une image satellite. Evidemment, en s’approchant du sol les choses ne sont plus aussi jolies mais reste toutefois correctes.
S’il se présente comme une simple mise à jour HD de la série, à la pratique Ace Combat 6 se révèle être plus que ça. Ses missions ouvertes, son mode Xbox Live (jusqu’à 16 en deathmatch ou team deathmatch) apportent une fraîcheur bienvenue à une saga qui était jusqu’ici essentiellement l’affaire d’une poignée de passionnés de Namco.

Test réalisé par Emmanuel Touchais.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans
- A ceux qui aiment la série
- A ceux qui aiment les productions Namco


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