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Fin 2006, la Wii sort en Europe accompagnée d’une drôle de manette équipée de capteurs et d’accéléromètres : la Wiimote. Couplée à la Sensor Bar placée proche de la télé, celle-ci est capable de reconnaître ses déplacements et sa position dans l’espace. Deux ans et demi plus tard, la manette a fait ses preuves, cependant, elle a aussi montré ses limites. De plus en plus habitués à cette nouvelle prise en main, les joueurs se sentent frustrés de ne pas avoir un contrôle plus précis et plus fins de leurs mouvements. C’est là qu’intervient le Wii MotionPlus.
Petite taille, grande précision
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Le Wii MotionPlus améliore la reconnaissance de mouvement de la télécommande en agissant sur deux facteurs : la précision dans la reconnaissance de position angulaire, et le temps de réponse. Le moindre changement d’inclinaison de la Wiimote est donc immédiatement perçu et transmis, offrant un gain de précision mais aussi de réactivité. L’effet de décalage parfois perceptible avec la Wiimote devrait disparaître. L’intérêt de telles améliorations apparaît évident dans les simulations de sport, et ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les quatre premiers titres à utiliser le Wii Motion Plus sont effectivement des jeux de sport. Cependant, il ne fait aucun doute qu’à terme ces évolutions trouveront leur place dans les jeux d’actions.
Suite
Pour se détendre, nous avons ensuite fait un tour au saloon, en notant au passage qu’on a pu franchir les portes de celui-ci sans aucun temps de chargement, en tout cas sur la version Xbox 360 que nous avions sous les yeux. Mais trop bruyant et enfumé, nous avons quitté l’endroit pour une petite ballade hors de la ville et de ses perversités. Plus calme, l’échappée dans le désert nous a donné l’occasion de papoter…
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L’atmosphère et le souci du détail avant tout
Que ce soit dans le tumulte des flingues ou dans le calme apparent du désert, la réalisation est époustouflante, à commencer par le héros, John Marston. Est-ce un clin d’œil au William Blake de l’hypnotique western Dead Man, dont le héros porte les mêmes noms et prénoms qu’un peintre et poète anglais ? C’est difficile à dire, toujours est-il que le John Marston de Red Dead Redemption n’est pas le poète dramatique anglais du même nom, mais un cowboy rangé, rattrapé par son passé … Le scénario ne nous a évidemment pas été dévoilé, mais comme souvent, dans les derniers jeux RockStar doté d’un héros charismatique, rien n’est simple ni cousu de fil blanc. En tout cas, son esthétique est parfaite, on le croirait sorti d’un livre de légendes de l’ouest, on a l’impression que Clint Eastwood s’est inspiré de lui pour créer ses personnages tant il a une vraie gueule.
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Et cela va plus loin, car ses traits de visage, ses attitudes et mimiques lorsqu’il attend, ou sa manière de se déplacer sont une véritable source de jubilation. Rien n’a été laissé au hasard, et le moindre détail contribue à rendre le personnage terriblement crédible. Ce souci du détail d’ailleurs ne concerne pas que John Marston, et les paysages autant que la faune, la flore et le climat laissent pantois. Il faut dire qu’ils n’ont pas lésiné sur les moyens. La faune, par exemple, ce sont plus de quarante animaux dont le développement à été dédié à un studio en particulier. Le résultat, ce sont des serpents errants, des chevaux modélisés comme jamais dans un jeu vidéo, des coyotes et des vautours qui s’intéressent à un corps qui vient de se faire refroidir, pour ne citer que ces exemples. Derrière tout ça, c’est RAGE, le moteur de GTA IV qui fait le boulot, et qui le fait diablement bien. L’impression globale qui se dégage, c’est celle de pouvoir faire exactement ce qui nous chante au plein cœur d’un monde paradoxalement vivant, alors que nous sommes dans un désert. Et si on se met à flinguer à tout va, me direz-vous ? Eh bien de petites affiches Wanted apparaîtront dans les villes et les villages, lançant à vos trousses tous les chasseurs de tête du grand Ouest !
Je suis un pauvre cow-boy solitaire…
Suite à cette présentation, beaucoup de questions restent cependant en suspend, des réponses que nous n’avons pas pu avoir, notamment sur les détails de la musique par exemple. Celle-ci était dynamique et enlevée dans les phases d’action, posée, planante, limite mélancolique dans le désert, mais qui a fait quoi ? Sera-t-elle juste une musique d’ambiance, ou aurons-nous droit à des titres connus ? Le pianiste du saloon est-il fan d’Elton John ? Les diligences seront-elles équipées d’autoradio ? Mystère. Nous n’avons pas non plus eu de détails concernant la part qu’occupe l’argent dans les mécanismes de vie, le ou les modes multijoueurs, la géographie globale de l’environnement, ou même l’importance du temps qui passe. La succession du jour et de la nuit est prise en compte, certaines missions se déroulent de nuit, mais cela va-t-il plus loin ? Encore une fois, mystère.
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La plus grande frustration restera quand même celle de ne pas avoir pu prendre la manette en main, car même si le fait de voir des phases de jeu donne une bonne idée de la qualité, rien ne remplacera jamais les véritables sensations de la prise en main. Mais que voulez-vous, ce sont les joies et les peines des projets en cours. Attendu au plus tôt pour la fin de l’année 2009 sur PlayStation 3 et Xbox 360, Red Dead Redemption est véritablement enthousiasmant par l’incroyable atmosphère qu’il dégage et le soin qu’il semble accorder au moindre détail. Fan de western ou pas, tout le monde s’est laissé emporter par ce premier contact, arborant à la sortie de la présentation un très large sourire aux lèvres et des étoiles de shérif dans les yeux. Vivement le temps où nous pourrons enfin prendre les rênes de ce pur-sang…
Projet en cours réalisé par Mathias Lavorel. |
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