Contenu prometteur
Certaines previews virent à la séance de torture parce que le titre s’annonce exécrable, d’autres parce qu’il est douloureux de devoir s’arrêter après 150 petites minutes. Douloureux et frustrant tant la sensation de n’avoir gratté que la surface de Skyrim est flagrante. Difficile de savoir si le monde est beaucoup plus vaste que celui d’Oblivion, mais il s’avère déjà nettement plus varié graphiquement, plus audacieux sur le plan architectural, plus détaillé dans ses intérieurs, plus riche dans ses ambiances. Comme précédemment, on se balade librement, sans contrainte d’ordre, de temps ni de niveau, les zones adaptant leur difficulté à notre évolution.
Héros à tout faire
Evolution qui s’affranchit d’ailleurs des attributs et points d’expérience classiques. La progression dans un domaine (crochetage, armures, alchimie, arme à une main, etc.) se fait par la pratique. Ainsi, les 5 points nécessaires pour prendre un niveau peuvent s’obtenir de diverses façons : en progressant de 5 niveaux dans le tir à l’arc ou en cumulant 2 en infiltration, 2 en magie du feu et 1 en potion. La récompense ? Augmenter au choix la vie, l’endurance ou le niveau de mana et surtout acquérir une compétence. Chaque domaine possède son arbre de compétences (sous forme de constellation) et il ne s’agit pas uniquement de bonus statistiques. La maîtrise du tir à l’arc permet ainsi de débloquer un zoom ou un ralentissement du temps. Autant d’éléments qui altèrent le gameplay et peuvent être cumulés sans aucune limite. Développer un héros omnipotent n’est qu’une question de volonté et de temps.
Qui veut des baffes ?
Bethesda s’est aussi penché sur les affrontements, toujours en temps réel et relativement simples dans l’exécution, mais dynamisés par le système de "dual wielding". Concrètement, les gâchettes permettent d’activer séparément vos mains et vous êtes libre de choisir votre équipement : une hache et un bouclier, un marteau géant, une épée et une masse, deux dagues, un sort de soin et de glace ou encore deux sorts de feu (se cumulant), rien n’est exclu. De plus, la refonte de l’inventaire permet de sélectionner des favoris et rapidement changer de configuration en cours de combat, histoire de s’adapter aux ennemis ou d’exploiter les éléments interactifs de l’environnement. Les mécaniques sont là, riches et peaufinés, mais impossible en si peu de temps, d’évaluer dans quelle mesure l’univers du jeu les exploite. Quid de la variété des ennemis, des situations, des missions, de l’intrigue, des factions politiques, des guildes ? Encore un peu de patience avant d’obtenir des réponses. Vous aussi vous avez droit à votre petite séance de torture.
Dossier réalisé par Frédéric Dufresne
Informations
Support : PlayStation 3, Xbox 360, PC.
Titre : The Elder Scrolls V : Skyrim
Catégorie : Jeu de rôle
Développeur : Bethesda Softworks
Editeur : Bethesda Softworks
Date de sortie : 11 novembre 2011