Micromania



L’un des prétendants au titre de meilleur jeu de l’année se dévoile !

Série initialement conceptualisée autour de la reconstitution vidéoludique des grandes batailles de la Seconde Guerre mondiale, Call of Duty a été secoué jusque dans ses fondations par le quatrième épisode sous-titré Modern Warfare et développé par les créateurs originaux de la saga : Infinity Ward. En prenant un contexte de guerre moderne, en racontant une histoire fictive dans un cadre géopolitique crédible (un peu à la manière des romans de Tom Clancy), Modern Warfare se situait quelque part entre un épisode de 24h Chrono et un film de guerre hollywoodien. Jamais de mémoire de joueur, on avait assisté à un tel enchaînement de moments cultes dans un FPS et surtout avec un tel sens de la mise en scène.

  • Dossier
  • Screens Shot



Ce deuxième opus, qui devait s’appeler tout simplement Modern Warfare 2, avant de se faire rajouter en dernière minute le préfixe Call of Duty, est donc la suite directe de son prédécesseur et développe un scénario tranchant comme un scalpel dans de nouvelles directions. Sans dévoiler l’histoire, il est bon de préciser que Modern Warfare 2 se déroule aux quatre coins du globe : Sibérie, Rio de Janeiro, etc. Les moments épiques sont encore plus marqués et on a le sentiment d’évoluer en plein milieu de films comme Rock ou La Chute Du Faucon Noir.



La guerre urbaine

L’action de Modern Warfare 2 est encore moins confinée que celle du premier épisode. Dans les favelas de Rio par exemple, l’enchevêtrement de ruelles et de constructions oblige le joueur à regarder partout, à prendre conscience que le danger peut venir aussi bien devant, derrière ou au-dessus de lui. Les niveaux eux-mêmes donnent moins la sensation de couloirs qui était la marque de fabrique de la série (bien que déjà largement atténuée dans Modern Warfare). Ainsi, il est possible de jouer avec la verticalité des décors pour tenter d’anticiper les mouvements ennemis. Il faut bien ça car les tangos tirent à travers les murs de plâtres, les portes en bois ou la fine tôle de fer. Il est nécessaire d’être attentif à son environnement, d’autant plus qu’il y a régulièrement des populations civiles au beau milieu. Bien entendu, la réactivité est facilitée par la fluidité des contrôles made in Infinity Ward : que ça soit la visée, le changement d’arme, le lancer de grenades, etc. Tout s’effectue avec une immense souplesse à tel point que le joueur oublie presque la manette qu’il tient dans ses mains, celle-ci devenant une extension de son propre cerveau.

gta  gta  gta