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Assassin's Creed II

Nous avons pris en main la suite d’Assassin’s Creed dans les locaux d’Ubisoft. Nos impressions à chaud !

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Chaque génération de console donne naissance à une poignée de grosses licences, de fabuleux univers qui méritent d’être creusés. Assassin’s Creed est de ceux-là et Ubisoft le sait : bande dessinée, courts métrages, déclinaisons sur consoles portables et bien sûr, une suite terriblement ambitieuse.

Qu’on le considère comme un héros de l’ombre ou un vulgaire trait d’union de la série, Desmond Miles n’en demeure pas moins une pièce cruciale sur l’échiquier opposant les Templiers aux Assassins. Le jeu s’ouvre sur son évasion de la prison d’Abstergo, échappant aux premiers pour rejoindre les seconds. Le repos n’est pas pour autant à l’ordre du jour car le destin du monde pourrait se jouer sur le dernier fragment de l’orbe d’Eden qui manque aux Templiers. Seul Desmond peut leur damer le pion en localisant l’artefact grâce à un autre de ses ancêtres : Ezio Auditore Da Firenze.

300 ans plus tard

Modélisation des personnages, couleurs, animations… les premières minutes passées dans Assassin’s Creed II laissent une impression de familiarité visuelle. Mais les constructions, souvent rustiques et brutes, du Moyen-âge n’ont évidemment rien à voir avec la magnificence architecturale qui caractérise la Renaissance italienne. Florence, Venise et Rome s’illustrent par des façades richement décorées, d’impressionnants monuments et une végétation rampante. Chaque lieu possède une ambiance propre dont l’atmosphère change au gré du temps qui passe. Les passants papotent, commentent votre comportement dès lors qu’il sort de l’ordinaire, conspuent vos mauvaises actions, et les crieurs publics délivrent toutes sortent de messages. Publicités, calomnies, rumeurs et annonces officielles s’enchaînent, laissant la place à de somptueuses partitions dès lors que l’on prend un peu de hauteur, car il est toujours aussi enivrant de se tenir au sommet d’un clocher pour admirer la cité qui s’étend à perte de vue. Du grand art ! Mais la réalisation n’a jamais constitué un problème pour Assassin’s Creed, contrairement à la répétitivité.

Pas de crime sans mobile

Une question sensible qui taraude de toute évidence Ubisoft, désireux de prouver à travers une intensive session de jeu, les efforts produits pour répondre aux critiques suscitées par le premier opus. Impossible évidemment d’émettre un avis définitif sur le sujet avant d’avoir longuement explorer l’univers de cette suite, mais cela s’annonce diablement prometteur. Plutôt que de fonctionner sur un schéma d’actions redondantes et dépourvues de contexte, mais nécessaires à l’activation d’un assassinat, AC2 semble partir sur des missions non linéaires, bien que fortement scénarisées donc bien plus intéressantes. Un air de GTA qui se retrouve d’ailleurs dans le caractère complètement optionnel des missions de livraisons, de courses ou de tabassage, à l’instar des avis de recherche du titre de Rockstar. On trouve aussi de nombreux objets à collecter, dont certains impliquent de passer par des sortes de donjons secrets proposant des parcours qui mettent vos aptitudes acrobatiques à rude épreuve. Mais ce n’est là qu’un aspect de la profondeur apportée à cette suite. Les mécaniques de jeu évoluent aussi.